9 > Les traversées de Loire

En mille ans, les moyens pour traverser la Loire ont bien évolué.

En 1040, Le Pellerin s’appelait «Peregrinum», ce qui signifie «étranger» en latin et évoque par extension «celui qui voyage».
En ce lieu existait en effet, un passage permettant de traverser la Loire. Il était emprunté par des voyageurs étrangers, et notamment, par des pèlerins allant à Saint-Jacques-de-Compostelle.

De tous temps, les habitants de la région se sont ingéniés à trouver des moyens fiables pour traverser la Loire afin de développer leurs activités.

Dans un premier temps, les traversées étaient réalisées au moyen de bateaux à fond plat, à rames : les toues.

Puis sont arrivées les charrières, remorquées par des bateaux à vapeur, les roquios et le bac à chaînes Saint-Julien, qui fut inauguré le 23 février 1914.

Après les vedettes, 1955 verra arriver le 1er bac amphidrome (ayant la particularité de pouvoir se déplacer indifféremment en avant et en arrière de la même manière), le Saint-Bernard.

Viendront ensuite :

► le bac François II, en 1962 ;
► le bac Saint-Hermeland, en 1970 ;
► le bac Anne de Bretagne en 1977 ;
► le bac Lola en 2012 ;
► le bac Ile Dumet en 2013.

Aujourd’hui, le bac qui assure la liaison entre Le Pellerin et Couëron en environ 3 minutes, peut transporter 40 véhicules par traversée et de nombreux passagers.

Les bacs de Loire sont gérés par le Conseil général de Loire-Atlantique, leur utilisation est gratuite depuis septembre 2005.

Le Département assure aussi la traversée de la Loire entre Basse-Indre et Indret, à 6 km en amont, avec un autre bac.

Pourquoi le Paradis ?

En 1793, à Nantes, des opposants à la République furent noyés en Loire par des révolutionnaires au moyen de bateaux à clapets.
Des dizaines de corps s’échouèrent en aval du fleuve, sur ce qui était à l’époque une plage de sable côté nord, lieu de repos pour ces pauvres diables...
C’est sans doute pourquoi ce lieu s’appelle aujoud’hui le Paradis.

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